Baptisé « Sexor », il a la lourde tâche pour son interprète d'être à la hauteur d'une réputation qui le précède.
Tiga s'est fait connaître sur la scène de l'electro comme remixeur. Entre les autres Felix Da Housecat (dont l'histoire de sexor est fort parallèle à celle de Davin Dazzle) et Jacques Lu Cont, il se devait de trouver sa griffe. Ce qui est arrivé, étant donné les demandes qui doivent crouler, parmi lesquelles on compte le prochain single des Pet Shop Boys, le « Suffer Well » de DM, et on s'étonne que Madonna ne se soit pas encore appropriée les talents de ce jeune canadien (il a une jeune vingtaine).
Revenons donc à cette lourde tâche pour Tiga. A l'écoute de l'album, je réalise qu'il n'a rien inventé, si ce n'est que perpétuer, avec brio, les sons electro-clash de ses précurseurs.
Mon avis peut paraître négatif, mais détrompez-vous. Je suis fan de ces magnifiques clins d'½il à Prince (le titre "Who's that ?" où il épelle Vicky Vale) et loops dance qu'un Shep Pettibone n'aurait pas renié. «Sexor » transpire littéralement de tubes. Sont déjà extrait « Pleasure from the base », « You gonna want me » et le plus récent « Good as gold ». Mais là où le bas blesse : la longévité de Tiga?
Je sais, à peine un album sorti, je me demande déjà s'il pourra se renouveler ? Parce que la loi des dance floor est belle et bien là. Une bande de petzouilles se bousculant pour une première d'album, se pavanant sur les pistes, sont-ils là pour supporter et suivre Tiga ? Ou tout simplement parce que c'est à la mode, et c'est «du Tiga » qu'il faut écouter à présent ?
Je ne lui souhaite pas cette tragédie et vous encourage à découvrir « Sexor », qui de sa jeune sortie restera très certainement indispensable à votre discothèque, où chez moi il se coince entre Dave Stewart et Titiyo !

